Mr. Ferric

Aller en bas

Mr. Ferric

Message par TreeX le Mer 7 Oct - 2:17

Bonsoir ou bon matin pour ceux qui seraient encore là un mercredi matin à 01h.
Voici un projet que j'ai entamé il y a une ou deux semaines, et que j'ai achevé ce soir. Ca peut paraître long, mais ça ne l'est pas tant que ça.
Vous pouvez le lire ci dessous ou sur mon deviant si vous le trouvez plus lisible. C'est vous qui voyez ;)

Bref ! Voili voilou, amusez vous bien, et n'hésitez pas à me donner votre avis.



~~~




[justifyMarc Ferric était employé de banque en charge de la réception du courrier et des virements importants en nature au sein de la prestigieuse Leymo’s durant la première moitié du 19ème siècle. La soixantaine dépassée et sa retraite, préparée avec cette minutie qui lui avait valu une si bonne réputation parmi les employés, n’attendaient plus que lui pour lui donner ce repos qu’il méritait tant, après toutes ces années de bons et loyaux services.

Quatre mois seulement avant la dernière ligne droite, Ferric ouvrit comme à son habitude la première des trois portes blindées consécutives permettant l’accès aux coffres des dépôts journaliers à sept heures moins dix ; si un riche entrepreneur bosniaque décidait de déplacer sa fortune d’une banque locale vers celle de Marc, il se devait de faire transiter ses millions par le quartier général de Chicago afin que son argent puisse être redirigé vers une des nombreuses succursales que la société possédait. Les lingots étaient acheminés par diligences blindées enfermés dans des caisses cadenassées, les petites coupures dans les chariots de sacs postaux, eux-mêmes escortés par une douzaine d’hommes d’armes.
Ceux-ci n’arrivaient généralement qu’une bonne demi-heure après l’ouverture officielle. Ce fut donc avec surprise que le sexagénaire accueillit ses hôtes journaliers, une escouade de sept militaires dirigée par le colonel Carter, sitôt là première porte renforcée ouverte.

-Et bien Carter ? Bientôt vous m’apporterez mon déjeuner au réveil.
-Navré de vous déranger de si bonne heure Mr. Ferric, mais ce que nous transportons se doit d’être en sécurité le plus rapidement possible.
-Alors rentrez donc et hâtez vous, dit il en contemplant ce que protégeait le petit groupe.

Plusieurs sacs (d’une quelconque céréale visiblement), entassés dans un simple chariot banalisé pour l’occasion n’attendaient que de se faire enfermer au plus vite. Quatre des sept cavaliers mirent pied à terre et entamèrent le déchargement, pendant que Marc s’empressait d’aller ouvrir les deux autres portes du coffre de transit. C’était le plus grand coffre de la banque, et le mieux sécurisé. Et pour cause : Il y reposait parfois plusieurs jours d’affilés des sommes astronomiques venues des quatre coins du globe. L’un des membres de l’escorte, apparemment un rooky, buta contre la marche permettant de fermer le premier sas de la chambre forte sous vide et déversa le contenu du sac qu’il portait sur le sol. Les billets étaient tous rangés par coupures de cent. Marc, fin limier, identifia les zlotys au premier coup d’œil. Certains polonais semblaient loin de la précarité qu’on leur prêtait à l’époque.

Après une correction du colonel, il répara son erreur et s’empressa de rejoindre la pièce capitonnée où se trouvait Marc, qui surveillait l’acheminement de cette fortune slave. Les trois autres porteurs achevaient leur labeur, l’un en se plaignant du poids de son sac, l’autre en grommelant qu’il ne s’était pas engagé dans l’armée pour servir de baby sitter à des morceaux de toiles, le dernier se battant avec sa chique à tabac. Une fois le déchargement accompli, ils repartirent plus légers qu’à l’aller et gratifièrent Ferric d’un vague salut de chapeau tout en lui souhaitant une bonne journée. Marc referma les portes renforcées les unes après les autres, et retourna à son bureau dans la pièce adjacente après avoir vérifié le verrouillage total de la dernière chambre.

Cela faisait maintenant quarante-cinq ans qu’il travaillait pour la Leymo’s, et en ce demi siècle, il n’avait jamais subi de vol dans sa section. Bien sûr, la banque avait déjà été braquée une paire de fois par de jeunes gangsters impétueux, mais ils n’avaient pu toucher qu’aux comptes sédentaires (les rares fois où ils étaient arrivés aussi loin). Le coffre de Marc était hermétiquement clos et protégé par deux autres portes, la première en béton armé et la seconde en acier trempé : Elles forment l’antichambre. Pour arriver suffisamment près de l’antichambre, il fallait tout d’abord passer les huit gardes du poste de sécurité une cinquantaine de mètres plus loin.

Une fois le barrage forcé, les forbans se trouvent nez à nez avec un mur de béton de huit pieds de haut sur treize de large, sans aucune ouverture extérieur. Le bureau de Marc reliant l’espace séparant ces deux portes, Marc devient donc le seul homme pouvant ouvrir la première, et ce de l’intérieur. Si par malheur ce premier palier vient à tomber, les brigands doivent alors s’échiner sur une façade parfaitement lisse en acier trempé, munie seulement d’un cadre de porte sans soudure découpé à même la matière première, et de son pignon rotatif. La combinaison de cette porte change tous les trois jours, et seuls Marc et le directeur la détienne. Le système est volontairement très fragile ; Ainsi, s’il est abimé ou malmené, il en devient inutilisable. Ce n’est qu’après avoir passé ce mécanisme que l’on passe aux choses sérieuses. Le coffre fort du dépôt des biens transitoires est un véritable blockhaus en molybdénite d’argent et de platine. D’après Nelson & Son, il est inviolable. Son mécanisme est étonnamment à clef, la salle en elle-même ne possède qu’une simple trappe aux dimensions humaines, ne permettant que le passage d’une personne à la fois. Seul Ferric possède l’exemplaire unique de cette clef, elle même enfermée à double tour dans un son bureau ; préférant privilégier la discrétion d’un fond de tiroir à une aguichante boîte blindée, bien malin aurait été celui qui parviendrait à la dénicher dans toutes les affaires de Marc. En plus de cela, Marc repartait avec tous les soirs et la ramenait le lendemain matin.

Sa journée entamée, Marc alla chercher son thé au citron dans le bureau de Mrs Jinger. Elle était au service de la Leymo’s depuis presque aussi longtemps que lui, et préparait tout les matins un thé au citron pour Mr.Ferric et un café serré pour Mac Attorney, le guichetier. Mac Attorney était un de ces jeunes employés rêvant de gravir les échelons d’un holding tel que la Leymo’s durant ses cinq premières années de service. Trop impatient, mais pas mauvais bougre se dit Marc en frappant deux coups à la porte de noyer de Mrs Jinger.

- Vous êtes bien matinal Marc, l’apostropha Mrs Jinger. Un souci ?
- Le colonel Carter est arrivé en avance au coffre, il avait apparemment des choses très importante à y mettre, répliqua-t-il en goutant sont thé du bout des lèvres.

Jeannette Jinger était la seule femme au monde à faire le thé trop froid, mais Marc s’était abstenu depuis des années de lui en faire la remarque. Il avait trop peur d’y perdre sa boisson quotidienne. Mac Attorney fit irruption dans la pièce, lança un vague bonjour tout en attrapant son café, remercia Jeannette en opinant du chef et repartit avec sa bourrasque s’asseoir derrière son comptoir en entendant le carillon annoncer l’arrivée du premier client. Marc repartit avec son thé en direction de son bureau, et entreprit de lire son courrier ainsi que les demandes de transit habituelles. Le train-train quotidien était en marche, et à part quelques incidents mineurs de tâches de thé sur certains papiers administratifs, la journée de Marc se passa calmement et s’acheva à sept heures et demie.

Il salua Mrs Jinger et put croiser l’un de ses patrons, Sir Anthony Leymo, et lui souhaita une bonne soirée puis marcha d’un pas vif pour rejoindre ses appartements. Marc habitait une coquette petite maison d’un seul étage, peu après le Wabash Avenue Bridge, à environ vingt-cinq minutes de son lieu de travail. Il aimait à flâner le long du pont pour admirer les derniers rayons de soleil venir flirter avec les piliers de métal, alors qu’une foule de travailleurs rentraient, tout comme Marc, rejoindre leurs pénates. Lorsque Marc quittait son esplanade, il était très souvent neuf heures passées, et à l’époque plus un chat ne trainait dans les rues. Ce fut donc avec surprise que Marc entendit qu’on le hélait depuis l’autre côté du pont une fois l’astre magnifique totalement voilé.

Une silhouette de gentleman en redingote l’appelait vivement en lui faisant signe de la main. « Une vieille connaissance » supposa t-il, et il s’approcha rapidement de ce qu’il pensait être un ami. Las, les intentions de ce gringalet étaient toutes autres. A peine Marc eut il posé pied sur le trottoir que son soi-disant ami, qui n’avait cessé de l’harceler, lui dit sans se départir de son sourire :

- Un seul bruit, un seul mouvement, et tu passes par-dessus cette rambarde.

Il jeta son couvre chef à l’eau, ce qui fit débouler une diligence tirée par une paire de chevaux depuis l’autre côté du pont. Celle-ci s’arrêta à côté d’eux en ouvrant grand ses portes, et l’interlocuteur poussa sans ménagements Marc à l’intérieur. On referma les portes, et Marc fut projeté sur une des deux banquettes où se trouvait déjà un autre homme.
Il eut un haut le cœur en voyant de qui il s’agissait ; sir Anthony Leymo, son propre patron, était ligoté et bâillonné. En face de lui se trouvait trois hommes élégamment vêtus de costumes noirs sûrement achetés pour l’occasion. La présence de voyous de ce genre et de son supérieur hiérarchique ne pouvait signifier qu’une seule chose. On fomentait un mauvais coup, et celui-ci semblait viser la Leymo’s. Le plus petit des trois pris la parole :

- Mr. Ferric. Je suppose que vous avez déjà saisi votre situation. Mes amis et moi-même souhaitons effectuer un important retrait dans le charmant lieu de travail. Mais nous savons que se ne sera pas chose aisée, aussi avons-nous préféré nous munir de quoi ouvrir la deuxième porte de votre coffre, dit il en désignant Sir Leymo. Nous avons aussi de quoi ouvrir la première, déclara t-il en pointant une caisse d’explosif que Marc put localiser comme étant au dessus de sa tête. Comme vous pouvez le voir, il ne nous manque plus que votre entière collaboration pour que tout se déroule sans encombres. J’irais donc droit au but : Auriez-vous l’extrême obligeance de nous donner la clef de la troisième porte ? Je dois avouer que vous n’étiez pas prévu dans nos plans, mais cet imbécile de directeur n’est pas parvenu à mettre la main dessus. Et ce n’est pas du à notre manque de persuasion, croyez moi.

Marc, qui comprenait enfin son rôle dans cette histoire, s’indigna :

- Jamais je n’abdiquerai devant la force brute, et encore moins la votre !
- Je m’y attendais lâcha t-il dans un soupir.

Le petit homme se leva et pris Marc par le col puis le jeta au dehors. Il l’empoigna avec une force étonnante par son veston, et fit basculer la moitié de son corps par-dessus la barrière du pont.

- Mr. Ferric, je pense ne pas avoir été assez clair. Nous voulons cette clef, et nous l’aurons. Toute résistance est vaine. Vous ne pouvez que nous éviter de perdre inutilement du temps. Coopérez, et dite moi où est cette satanée clef.
- Je ne vous le dirais pas ! Cria Marc dans un dernier effort de bravoure. La clef est cachée en lieu sûr, hors de portée de brigands tels que vous.
- Mr. Ferric, je sais que vous me mentez. Et je n’aime pas les menteurs.
Il secoua Marc de la tête au pied durant une bonne minute jusqu’à entendre un tintement sur le pavé provenant de l’objet métallique tant convoité. Il eut un petit ricanement de satisfaction, et continua :
- Vous voyez Mr. Ferric. Avec un peu de bonne volonté, tout aurait été plus facile. Hélas, vous avez choisi de faire traîner les choses, et je me vois dans l’obligation de vous apprendre les bonnes manières. Passez une bonne soirée Mr. Ferric.

Aussitôt son petit laïus achevé, l’homme lâcha Marc du haut du Wabash Avenue Bridge sans un mot de plus. Il attendit de quelques secondes pour vérifier que le poids avait bien coulé à pic, et remonta dans la diligence qui repartit avec fracas.
Marc avait heurté la surface de l’eau de plein fouet, et était un piètre nageur. Encore étourdi par le choc et la température relativement basse du Madrow. Il tenta de se raccrocher à n’importe quel objet qui aurait pu flotter à ses côtés, mais ses mains se refermèrent sur le vide, et il commença à s’engourdir et avoir de plus en plus de mal à lutter contre toute cette eau qui le tirait vers le fond.

A quelques mètres de là, Jeannette Jinger croisa une diligence roulant à tombeau
ouvert en sortant de son club de couture des femmes du quartier. Elle savait enfin comme retoucher son chemisier de soie légué par sa grand-mère. Elle traversa le pont, mais s’arrêta un instant pour tendre l’oreille. Elle avait cru entendre une plainte, comme un appel au secours. Elle se dit qu’elle travaillait trop, et fit deux pas avant d’entendre cette fois ci, elle en était sûre, un gémissement venant de beaucoup plus bas.
Elle regarda dans le Madrow, et ce fut avec stupeur qu’elle reconnut Marc Ferric en train de se noyer. Essayant de se souvenir de ses cours de natation qu’elle suivait en vacances chez ses grands parents, elle ôta sa veste et plongea à la rescousse du sexagénaire. La nuit tombée, l’eau était glaciale et électrifia Jeannette qui essayait d’attraper Marc par la manche, tout en essayant elle-même de ne pas couler. Elle parvint à le tirer vers elle, et entreprit de rejoindre la rive la plus proche en variant les mouvements de jambes, comme elle l’avait appris il y a des années. Après plusieurs minutes d’intenses efforts, ils purent enfin respirer librement sur la terre ferme. Marc avait frôlé la noyade, les jambes de Jeannette se tétanisaient à vue d’œil.

- Venez, dit-elle en prenant Marc sous son épaule. Allons chez moi, et vous m’expliquerez tout.
- Non ! Répondit le pauvre homme essoufflé. Suivez-moi vite, nous devons retourner à la Banque.
- A la banque ? Mais pour quoi faire ?
- Je vous expliquerai en chemin, mais dépêchons nous !

Ils durent faire un long détour pour rejoindre le pont durant lequel Marc lui décrivit sa mésaventure, et tout deux se décidèrent d’appeler d’abord la police avant de se rendre sur les lieux ; ce que fit Jeannette en retrouvant quelques dollars dans ses habits trempés afin d’utiliser la première cabine qu’ils virent. Les forces de l’ordre étaient actuellement mobilisée à l’autre bout de la ville dans une fusillade qui avait pris fin une dizaine de minutes plus tôt leur avait annoncé la standardiste, et n’arriveraient à la Leymo’s dans une demie heure minimum.

- C’est beaucoup trop long ! S’indigna Marc. Nous devons nous rendre sur place. Nous devons faire quelque chose. Lorsqu’ils se rendront compte que la clef que je portais est une fausse, ils pourraient vouloir se venger sur le directeur.
- Vous aviez fait faire un double des clefs ?
- Oui, j’avais jugé l’option plutôt sage dans ce genre de situation. La véritable clef est toujours dans mon bureau, mais ça Sir Leymo ne le sait pas.

Ils repartirent furtivement en direction de la banque, veillant à ne pas annoncer leur arrivée. Mais ils trouvèrent le poste de garde, habituellement occupé durant toute la nuit, étrangement vide. Enfin pas totalement : Ils trouvèrent Sir Anthony allongé sur le flanc, visiblement assommé ou drogué. Ils préférèrent le laisser là et avancèrent dans la pénombre, cherchant chaque recoin plus ombrageux les uns que les autres pour remonter la cinquantaine de mètres qui les séparaient de la première porte.
Comme ils s’y attendaient, ils trouvèrent un trou béant en son centre, une diligence ouverte et prête à entre remplie, et entendirent des éclats de voix. Ils se plaquèrent contre le mur et épièrent le moindre son ; Il semblait s’y trouver entre cinq et six personnes. « … ouverte facilement. Maintenant le code. Carter, où est le code ? ». Carter ! pensa Marc. C’était donc pour ça que le petit homme était si bien informé sur le fonctionnement de la banque et qu’aucun garde n’était à son poste ce soir. Jeannette l’avait compris elle aussi, et serrait ses poings de rage. Il y eut un déclic à l’intérieur, et une exclamation joyeuse. « … la dernière oui … Callahan, la clef … Comment ça ça ne marche pas ? Je ne veux pas d’excuses ! … ». S’en suivit un interminable flot de jurons devant l’évidence même : Ces gredins s’étaient fait roulés.

- Bon, intervint le petit homme, la clef n’est visiblement pas la bonne, et nous devons faire vite. La première explosion a pu alarmer certains voisins. Nous avons assez de dynamite pour envoyer la muraille de Chine en orbite, alors ouvrons cette coque de fer comme une boîte de sardines ! Bobby et Billy, l’un installe les explosifs, l’autre la minuterie. John et Callahan, surveillez nos arrières. Et si le moindre clown pointe le bout de son nez, tirez à vue.

Jeannette ne put s’empêcher de pousser un cri d’effrois, et le regretta aussitôt. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les dénommés John et Callahan débusquèrent les ‘invités surprises’ comme les qualifia le petit homme par la suite et les mirent en joue.

- Et bien Mr. Ferric, vous êtes plus têtu que je ne pensais. Et bien accompagné à ce que je vois. Je dois dire que vous tombez à pic pour la deuxième fois de la soirée. Cette fois ci plus de coups fourrés Mr. Ferric. Où est votre clef ?
- Ca y est chef, les explosifs sont installés, claironna ce qui devait être Bobby.
- Hey ! C’était à moi de les poser ! S’insurgea Billy.
- Non, le chef me l’a demandé !
- C’est faux, tu ne sais même pas faire la différence entre un bâton de dynamite et une bouteille de nitroglycérine !
- Arrêtez tout de suite bande d’idiots ! Interrompit le petit homme. Le principal est fait, cette porte recevra une double dose si Mr. Ferric s’obstine à jouer les fortes têtes.
- Mais … coupa Bobby.
- Plus tard Bobby. Alors Mr. Ferric, préférez vous …
- Mais chef …
- Plus tard Bobby !
- Mais chef, qui a réglé la minuterie alors ?

Un éclair de peur traversa les yeux du petit homme et Marc eut le réflexe d’attraper Jeannette et de les plaquer au sol avant que l’explosion n’eut lieu. Bobby et Billy n’avait pas lésiné sur les quantités, et la majeure partie de la banque s’effondra suite à l’énorme onde de choc provoquée par ces petits bâtons de poudres. Un jet de flamme circulaire embrasa tout ce qui se trouvait sur son passage, et acheva les fondations résistantes mais affaiblies du bâtiment principal, qui s’écroula sur la salle du coffre où se trouvait le petit groupe. Les débris tombaient de toute part, et Marc et Jeannette perdirent connaissance sous le poids écrasant des décombres.








Marc eut un mal de chien à ouvrir un œil. C’était pour lui un véritable combat que ce geste pourtant anodin, mais le brouillard qui l’entourait l’empêchait de faire le moindre mouvement. Après d’incroyables efforts et beaucoup de patience, Marc pu enfin entrouvrir ses paupières. La lumière blanche et vive lui agressait la rétine, mais il lutta pour ne pas les refermer tout de suite.
Il s’habitua peu à peu à la luminosité ambiante, et réalisa que trois personnes le regardaient avec attention. Son médecin visiblement, et deux agents de police dont le shérif qu’il identifia à son étoile. L’homme en blouse blanche déclara qu’il n’y avait plus lieu de s’inquiéter et que Marc pourrait sortir de l’hôpital dans une ou deux semaines. Marc reprit contact avec la réalité et demanda comment allais Jeannette. D’après les deux hommes, elle s’en était mieux sortie que lui et on l’avait forcé à rentrer chez elle pour le moment.

-Mr. Ferric, nous faisons partis de la police du comté, et nous aimerions vous résumer les tragiques événements du Lundi 7 septembre remontant à deux jours. Oui, ajouta t-il a l’air incrédule de Marc, vous êtes resté dans le coma pendant deux jours. Vous étiez même cliniquement mort pendant une minute et vingt secondes. Comme je le disais, nous voudrions vous expliquer ce qui s’est passé cette nuit là et le rôle que vous avez joué. Me comprenez vous aisément, vous n’avez pas de soucis pour me voir ou m’entendre ?

- Non non, tout va bien … Allez y je vous en prie.

- Très bien. Vous savez déjà que la Leymo’s a été victime d’une tentative de braquage dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre. Cette opération a été dirigée par un certain Mac Attorney, guichetier de son état. Il n’a pas d’autres raisons que la motivation financière pour expliquer son geste. Il a été appréhendé le mardi matin après que l’on ait trouvé des preuves écrites de ses ordres sur le corps de l’un des brigands. Pour ce faire, il a corrompu le colonel Carter, et engagé une bande de mercenaires en herbe, afin de capturer le directeur de votre banque pour lui faire avouer un code de porte, d’après ce que l’on en a compris. Vous avez ensuite été interpelé par ces mêmes personnes, qui vous ont d’après Mrs Jinger ‘Jeté dans le Madrow’ après vous avoir subtilisé une clef. Clef qui s’avéra ne pas être en mesure d’ouvrir la porte à laquelle elle était supposée permettre l’accès. Vous êtes par la suite, accompagné de Mrs Jinger, retournés à la Leymo’s où vous avez surpris les mercenaires sans le colonel Carter sur le point de faire sauter une porte de coffre fort, qui a par la suite provoqué l’effondrement d’une bonne moitié de la banque. Nous avons retrouvé le colonel Carter dans une rue adjacente en train de ‘surveiller les environs’. Il a avoué par la suite qu’il préférait ne pas rester trop près de ces mercenaires, trop fantaisistes à son goût. Seul un de ces voyous s’en est sorti vivant, et il comparaitra devant la cour de justice américaine le mois prochain, en compagnie de Mac Attorney et le colonel Carter. J’aurais besoin de votre signature pour authentifier ce témoignage, et nous vous laisserons tranquille.

Marc signa machinalement, remercia les hommes d’armes qui se retirèrent en lui souhaitant un prompt rétablissement.

Une semaine plus tard, Marc travaillait à nouveau à la Leymo’s, dans des bâtiments de fortunes installés durant la reconstruction de la salle du coffre. Nelson & Son avait tort, leur coffre n’était pas inviolable. Il avait retrouvé son bureau dans un état déplorable, et avait emménagé dans celui de Mrs Jinger, moins touché par l’explosion. Juste avant l’ouverture, ils burent tout deux leur thé. Froid, comme à son habitude. Et pour une fois, Marc ne put s’empêcher de suggérer :

- Vous savez Jeannette, une idée m’est venu et pourrait peut être vous être utile : Vous devriez laisser l’eau du thé chauffer un peu plus longtemps.

- … Parce qu’il faut la chauffer ? S’exclama t-elle. [/justify]



~~~


Bravo, vous êtes arrivés au bout !


Dernière édition par TreeX le Dim 18 Oct - 22:35, édité 1 fois
avatar
TreeX
Phoenix

Masculin Nombre de messages : 2243
Age : 26
Localisation : suis mon regard ...
Humeur : Complètement bipôlaire
Date d'inscription : 25/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mr. Ferric

Message par Nox le Dim 11 Oct - 13:45

Héhé pas mal !
Pas trop invraisemblable, un vocabulaire de très bonne qualité… 
Pour le contenu ce n'est certes pas le genre d'histoire très original mais la qualité est là il manque peut ou quasiment pas d'information.
Du coté des protagoniste par contre cela m'étonne tout de même qu'un sexagénaire soit doté d'autant de vivacité mais pourquoi pas ? ça change du jeune héros plein de force et d'entrint habituel.
La conclusion est bonne et clôt de manière nette le récit.
Coter petit défaut, il manque un petit quelque chose qui fait qu'on a envie de connaitre la fin, les actions ce déroulent de manière rapide et sans répits.
Autrement que dire d'autre a part un grand bravo ! =D

_________________


DeviantArt - PixAgain
avatar
Nox
Modérateur

Masculin Nombre de messages : 1689
Age : 24
Localisation : Siège avec Odin au Valhöll.
Humeur : Fou et dangereux D8
Date d'inscription : 06/01/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mr. Ferric

Message par TreeX le Dim 18 Oct - 22:37

Marc Ferric a beau avoir 60 ans, il n'en a pas moins toutes ses dents (et des réflexes de fauve, l'animal). J'ai édité deux ou trois tournures de phrases maladroites, et merci à toi Nox pour avoir tout lu, ça me fait très plaisir ;)
avatar
TreeX
Phoenix

Masculin Nombre de messages : 2243
Age : 26
Localisation : suis mon regard ...
Humeur : Complètement bipôlaire
Date d'inscription : 25/07/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mr. Ferric

Message par Nox le Mer 21 Oct - 14:58

De rien :] 
J'ai que nous ponde autre chose.

_________________


DeviantArt - PixAgain
avatar
Nox
Modérateur

Masculin Nombre de messages : 1689
Age : 24
Localisation : Siège avec Odin au Valhöll.
Humeur : Fou et dangereux D8
Date d'inscription : 06/01/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Mr. Ferric

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum